L'atelier
De la forêt au bois
Tout commence au cœur de la forêt où je vis. Je n’y entre jamais comme dans un simple lieu où je viendrais chercher de la matière : je me présente, j’explique pourquoi je suis là et je demande à la forêt ce qu’elle accepte de me confier.
Je travaille ensuite avec ce qu’elle met sur mon chemin : une branche tombée avec le vent, du bois déjà coupé ou, lorsque cela est nécessaire et possible, une branche que je prélève moi-même dans le respect de l’arbre et de son développement.
Je ne pars donc jamais avec une liste précise d’essences à trouver. C’est la forêt qui me propose, et moi qui m’adapte à ce qu’elle m’offre.
Préparer et façonner la matière
Une fois récupéré, le bois est d’abord laissé au repos pour sécher naturellement. Je peux ensuite commencer la découpe artisanale et déterminer l’épaisseur adaptée aux futures créations.
Je trie alors les différentes pièces selon leur essence, leur taille, mais aussi leur forme et leurs particularités. Certains morceaux présentent naturellement un veinage ou une silhouette qui les rendent particulièrement intéressants.
Lorsqu’une commande arrive, je sélectionne la pièce qui convient puis je la ponce à la main au papier de verre. L’objectif n’est jamais d’obtenir un morceau parfaitement uniforme : je tiens au contraire à préserver ses nervures, ses nuances et tout ce qui fait son caractère !
Du dessin à la pyrogravure
Lorsque le bois est prêt, les symboles commencent à prendre forme. Je réalise d’abord le tracé au crayon directement sur la pièce, avant de passer à la pyrogravure.
Chaque rune, lettre ou symbole est pyrogravé à la main.
Selon la création, j’ajoute ensuite les différentes couleurs qui viendront compléter le motif. Chaque étape est réalisée individuellement, ce qui explique aussi pourquoi deux créations ne seront jamais parfaitement identiques.
Les dernières finitions avant de vous rejoindre
Une fois la mise en couleur terminée et parfaitement sèche, j’applique de l’huile de lin afin de nourrir et protéger le bois tout en faisant ressortir son veinage naturel.
Si la création est destinée à être portée en pendentif, je réalise également le perçage nécessaire, puis j’effectue les dernières vérifications avant de l’emballer.
Quelques étapes plus tôt, ce n’était encore qu’un morceau de bois rencontré au détour d’une balade en forêt. Il est désormais prêt à quitter mon atelier et à poursuivre son histoire… chez vous.
Et la peau dans tout ça ?
Le bois occupe une place importante dans mon atelier, mais ce n’est pas la seule matière que je travaille. Pour certaines de mes créations, j’utilise également de la peau provenant de chutes issues de la fabrication artisanale de tambours chamaniques.
Je récupère ces morceaux auprès d’un artisan afin de leur offrir une seconde utilisation. Les peaux employées pour la fabrication de ces tambours proviennent d’animaux en fin de vie et ne sont pas issues d’animaux élevés spécifiquement pour mes créations.
Bison, buffle, chameau ou yak : là encore, je compose avec les matières disponibles et avec ce qu’elles ont de particulier. Chaque morceau possède sa propre forme, sa texture et ses nuances. Je réalise également moi-même la teinture des peaux, en fonction des commandes et des souhaits de ceux qui me font confiance. Je ne cherche pas à uniformiser la matière, mais plutôt à travailler avec ses caractéristiques naturelles.
Bois ou peau, ma démarche reste finalement la même : partir de ce que la matière me propose plutôt que de chercher à lui imposer une forme parfaite.






